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Fédération des Deux Rives
Etat Pied Noir en Exil
L’Espoir Méditerranéen
PEUPLE ET NATION PIED-NOIR GOUVERNEMENT DU PEUPLE PIED-NOIR EN EXIL STATISTIQUES Statut : territoire spolié Population : 5,5 millions (dont 4,8 millions en France) Superficie : 24.000 hectares Capitale : Julhans (actuellement sur le territoire français) Langues : français, espagnol, italien, hébreu Religions : chrétiens, juifs, musulmans, laïcs REPRESENTATION AUPRES DE L’ONU : Gouvernement du Peuple Pied-Noir en Exil (GPPNE) VUE D’ENSEMBLE Le Peuple Pied-Noir est le fruit d’un long processus qui puise ses racines au plus profond de l’Histoire euro-méditerranéenne, avant même l’avènement de notre ère. Mais il s’est véritablement forgé, découvert et affirmé en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte) à partir de la colonisation française de l’Algérie en 1830 qui suivit l’occupation turque de trois siècles. A partir de cette date s’installent progressivement en Afrique du Nord de nouvelles populations venues de France et d’Europe, surtout du sud. Ces ethnies européennes rejoignent la communauté juive établie de longue date et cohabitent avec les berbères, peuple autochtone, et les arabes arrivés au VII ème siècle. Au fil du temps, un processus de fusion, de conscientisation et d’affirmation d’une identité collective s’opéra entre ces différentes ethnies européennes et juives. Un nouveau peuple, multiculturel et multiconfessionnel, était né, le Peuple Pied-Noir. Avec les conflits liés aux indépendances octroyées par la France, le Peuple Pied-Noir, 1,5 million de personnes à l’époque, fut contraint de quitter le Maroc, la Tunisie et l’Algérie de 1956 à 1963 et de partir en exil à travers le monde, essentiellement en France. Actuellement, avec les nouvelles générations, ce peuple représente 5, 5 millions de personnes, dont 4,8 millions établies en France (3,2 millions majeures et 1,6 million mineures selon des études de l’Institut Français d’ Opinion Publique et du Centre de la Vie Politique Française IFOP et CEVIPOF). Le reste, 700.000 personnes, est dispersé à travers le monde, essentiellement en Espagne, Israël, Italie, Monaco, Argentine, Canada. PERSPECTIVE De SIEGE A L’ONU Le Gouvernement du Peuple Pied-Noir en Exil (GPPNE) représente les intérêts du Peuple Pied-Noir. Il fonde ses revendications sur plusieurs textes internationaux et notamment sur la Charte de l’Organisation des Nations Unies établie à San Francisco le 26/6/1945, sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 10/12/1948 et sur la Déclaration Universelle des Droits des Peuples signée à Alger le 4/7/1976. Ses revendications principales sont les suivantes : - le droit à l’existence du Peuple Pied-Noir malgré son exil et son absence de terre actuelle ; - la reconnaissance officielle et internationale des Pieds-Noirs en tant que Peuple et Nation ; - le droit du Peuple Pied-Noir à déterminer librement son statut politique et à affirmer sa souveraineté pour assurer son développement économique, social et culturel ; - et pour ce faire, son droit à se forger un Etat à souveraineté territoriale qui deviendra le foyer national et de nouvel enracinement de ce peuple aujourd’hui dispersé. SITUATION POLITIQUE ACTUELLE Le Peuple Pied-Noir souffre de son exode et de sa dispersion. L’absence de nouvelle terre de référence et d’enracinement le condamne à terme à l’extinction car les nouvelles générations risquent d’être totalement assimilées par les sociétés uniformisantes où elles vivent aujourd’hui. Aussi le GPPNE a d’ores et déjà créé un Etat à souveraineté fonctionnelle dénommé Etat Pied-Noir - Fédération des Deux Rives , en attendant de créer un Etat à souveraineté territoriale sur la base de la Convention concernant les Droits et Devoirs des Etats adoptée par la 7 ème Conférence Internationale américaine signée à Montevideo le 26/12/1933. Cet Etat à souveraineté fonctionnelle détient des institutions, une constitution, une doctrine, un drapeau, des armoiries, un hymne, un journal officiel, une banque de 25.000 messageries, un site internet, une agence de presse, un service de renseignements et de sécurité ainsi qu’un service d’état-civil. Sa Constitution adoptée le 5/10/2017 et révisée le 1/2/2019 a expressément fait référence à la Charte de l’UNPO signée le 11/2/1991 et approuvé les principes inscrits dans les statuts de l’UNPO : l’autodétermination, les droits de l’Homme, la démocratie, la non-violence, l’écologie. La tâche aujourd’hui du GPPNE est de trouver le nouveau foyer national du Peuple Pied-Noir où celui-ci va s’enraciner pour l’éternité. Les circonstances historiques font que ce nouveau territoire d’enracinement ne peut pas se situer en Afrique du Nord, pourtant son berceau initial. Dès lors cette recherche de territoire s’oriente vers deux directions. Tout d’abord, obtenir la restitution par l’ Etat Français de 51 domaines pieds-noirs, d’un total de 24.000 hectares, situés sur le territoire français, nationalisés par la 5éme République française et remis après l’ indépendance de l’ Algérie en 1962 à la 1 ère République algérienne sans contrepartie, sans acte judiciaire et en violation de toutes les lois internationales. Parmi ces domaines, se trouve le domaine de Julhans dans le département français des Bouches du Rhône, de 317 hectares, qui pourrait être le lieu d’implantation de la première capitale de l’Etat Pied-Noir à souveraineté territoriale. D’autre part, rechercher en Méditerranée pour ce peuple d’essence européenne, méditerranéenne et africaine une terre qui sera le véritable nouveau foyer national pied- noir. CONTEXTE HISTORIQUE La Nation issue du Peuple Pied-Noir se compose de toutes les personnes européennes et juives, mortes ou vivantes, originaires d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte) où leurs ancêtres se sont enracinés au fil des générations et où ils ont fait souche à partir du 2 ème siècle avant notre ère. Elle se compose aussi de toutes les générations nées en exil comme des générations à venir. L’affirmation du Peuple Pied-Noir est l’aboutissement d’un long processus de plus de deux millénaires puisant ses sources au plus profond de l’Histoire euro- méditerranéenne. Dès 146 avant Jésus Christ, la conquête romaine avait ouvert l’Afrique du Nord berbère à l’influence européenne tant au plan du peuplement qu’à celui de l’organisation politique et religieuse. Le christianisme s’implante d’ailleurs durablement dès le 3 ème siècle de notre ère. Peu avant, au 2 ème siècle, s’installent en Afrique du Nord des foyers juifs ayant fui la Palestine. Aux 5 ème et 6 ème siècles, d’autres européens, les Vandales et les Byzantins, vont remplacer les Romains, avant que ne surviennent les invasions arabo-musulmanes du 7 ème siècle. A partir du 10 ème siècle et jusqu’au 18 ème de nouveaux flux en provenance d’Europe sont constatés en Afrique du Nord : des commerçants et pêcheurs andalous, espagnols, français, italiens et maltais ouvrent des concessions et comptoirs sur les côtes nord africaines, tandis que l’Espagne occupe plusieurs villes, dont certaines sont encore espagnoles (Ceuta et Melilla au Maroc). Entre temps, à partir de la reconquête chrétienne de l’Espagne en 1492, les Juifs d’ Espagne se réfugient en Afrique du Nord. Mais c’est finalement à partir de 1830 et de la conquête française de l’Algérie, qui met fin à l’occupation turque de trois siècles, que va se forger le Peuple Pied-Noir. Avec l’arrivée de nouvelles populations européennes, leur sédentarisation, leur fusion entre elles et avec la communauté juive, un nouveau peuple va naître, s’enraciner et se développer durant sept générations aux côtés du peuple berbère autochtone et du peuple arabe. Mais, consécutivement à la politique d’abandon par la France de ses départements, provinces et protectorats en Afrique du Nord, la Nation des Pieds-Noirs va alors subir de 1954 à 1962, un génocide prémédité et organisé par une épuration ethnique, des exécutions sommaires, des tortures physiques et morales, des enlèvements des plus faibles , des spoliations des biens mobiliers et immobiliers de ses citoyens. Un exode massif de plus de 1,5 million de Pieds-Noirs s’ensuivra. Ainsi, les Pieds-Noirs constituent bien un Peuple et une Nation et veulent être identifiés comme tels : - ils sont unis par un héritage commun historique, territorial, linguistique et culturel. - ils partagent un sentiment d’appartenance durable, une communauté de destin, et veulent déterminer leur futur en commun comme Nation et Peuple. Leur histoire tragique, leur exode et leur exil ont de plus fort renforcé leur sentiment d’appartenance à un peuple ayant un destin fort et unique. CULTURE Le Peuple Pied-Noir est un peuple métis. Africain par sa terre d’origine, essentiellement euroméditerranéen par ses composantes principales ( populations du sud de la France, d’Espagne, d’Italie, de Malte ), de sensibilité orientale par sa composante juive et par les apports berbères, arabes et turcs reçus en Afrique du Nord, pluriconfessionnel, essentiellement francophone et de culture méditerranéenne, il est le résultat d’un brassage de femmes et d’hommes issus de tout le pourtour de la Méditerranée . En conséquence, sa culture est métissée aussi. A la culture de base française acquise progressivement par les non-français d’origine se superposèrent des impulsions, des mentalités, des habitudes alimentaires, des goûts artistiques et musicaux, une conception des loisirs, des expressions passées dans la langue (qui créèrent un dialecte commun, le pataouète), des gestes, des manières d’être collectives empruntées à chacune des ethnies européennes et juive. S’y ajoutèrent des apports provenant des peuples berbère et arabe cohabitant sur la même terre. Se forgèrent ainsi des traditions et des valeurs communes originales et fortes. Ainsi, le Peuple Pied-Noir est-il au cœur de la Méditerranée. Il a participé avant son exode au développement de la rive sud, en Afrique du Nord, pendant des générations, avec les populations locales. Depuis son exil, il apporte sur la rive nord, en Europe, son dynamisme, son savoir-faire et son expérience « d’ici et de là-bas ». Son identité culturelle méditerranéenne des deux rives lui permet de s’affirmer comme un peuple charnière, un peuple intermédiaire, un peuple passerelle, véritable force de dialogue, de propositions et d’interventions dans les rapports en Méditerranée, dans les rapports entre l’ Europe, le Maghreb et l’ Afrique, et plus généralement dans les rapports Nord-Sud . Cependant, actuellement, l’absence d’un véritable nouveau foyer national d’enracinement et son insertion dans une société occidentale très uniformisante met en péril l’existence même du Peuple Pied-Noir et le conduit sur la voie d’un ethnocide, d’une destruction de sa culture et de son identité sociale et d’un génocide culturel et mémoriel.
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Fédération des Deux Rives
Etat Pied Noir en Exil
Espoir Méditerraneen
PEUPLE ET NATION PIED-NOIR GOUVERNEMENT DU PEUPLE PIED-NOIR EN EXIL STATISTIQUES Statut : territoire spolié Population : 5,5 millions (dont 4,8 millions en France) Superficie : 24.000 hectares Capitale : Julhans (actuellement sur le territoire français) Langues : français, espagnol, italien, hébreu Religions : chrétiens, juifs, musulmans, laïcs REPRESENTATION AUPRES DE L’ONU : Gouvernement du Peuple Pied-Noir en Exil (GPPNE) VUE D’ENSEMBLE Le Peuple Pied-Noir est le fruit d’un long processus qui puise ses racines au plus profond de l’Histoire euro-méditerranéenne, avant même l’avènement de notre ère. Mais il s’est véritablement forgé, découvert et affirmé en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte) à partir de la colonisation française de l’Algérie en 1830 qui suivit l’occupation turque de trois siècles. A partir de cette date s’installent progressivement en Afrique du Nord de nouvelles populations venues de France et d’Europe, surtout du sud. Ces ethnies européennes rejoignent la communauté juive établie de longue date et cohabitent avec les berbères, peuple autochtone, et les arabes arrivés au VII ème siècle. Au fil du temps, un processus de fusion, de conscientisation et d’affirmation d’une identité collective s’opéra entre ces différentes ethnies européennes et juives. Un nouveau peuple, multiculturel et multiconfessionnel, était né, le Peuple Pied-Noir. Avec les conflits liés aux indépendances octroyées par la France, le Peuple Pied-Noir, 1,5 million de personnes à l’époque, fut contraint de quitter le Maroc, la Tunisie et l’Algérie de 1956 à 1963 et de partir en exil à travers le monde, essentiellement en France. Actuellement, avec les nouvelles générations, ce peuple représente 5, 5 millions de personnes, dont 4,8 millions établies en France (3,2 millions majeures et 1,6 million mineures selon des études de l’Institut Français d’ Opinion Publique et du Centre de la Vie Politique Française IFOP et CEVIPOF). Le reste, 700.000 personnes, est dispersé à travers le monde, essentiellement en Espagne, Israël, Italie, Monaco, Argentine, Canada. PERSPECTIVE De Siege à l’ONU Le Gouvernement du Peuple Pied-Noir en Exil (GPPNE) représente les intérêts du Peuple Pied-Noir. Il fonde ses revendications sur plusieurs textes internationaux et notamment sur la Charte de l’Organisation des Nations Unies établie à San Francisco le 26/6/1945, sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 10/12/1948 et sur la Déclaration Universelle des Droits des Peuples signée à Alger le 4/7/1976. Ses revendications principales sont les suivantes : - le droit à l’existence du Peuple Pied-Noir malgré son exil et son absence de terre actuelle ; - la reconnaissance officielle et internationale des Pieds-Noirs en tant que Peuple et Nation ; - le droit du Peuple Pied-Noir à déterminer librement son statut politique et à affirmer sa souveraineté pour assurer son développement économique, social et culturel ; - et pour ce faire, son droit à se forger un Etat à souveraineté territoriale qui deviendra le foyer national et de nouvel enracinement de ce peuple aujourd’hui dispersé. SITUATION POLITIQUE ACTUELLE Le Peuple Pied-Noir souffre de son exode et de sa dispersion. L’absence de nouvelle terre de référence et d’enracinement le condamne à terme à l’extinction car les nouvelles générations risquent d’être totalement assimilées par les sociétés uniformisantes où elles vivent aujourd’hui. Aussi le GPPNE a d’ores et déjà créé un Etat à souveraineté fonctionnelle dénommé Etat Pied-Noir - Fédération des Deux Rives , en attendant de créer un Etat à souveraineté territoriale sur la base de la Convention concernant les Droits et Devoirs des Etats adoptée par la 7 ème Conférence Internationale américaine signée à Montevideo le 26/12/1933. Cet Etat à souveraineté fonctionnelle détient des institutions, une constitution, une doctrine, un drapeau, des armoiries, un hymne, un journal officiel, une banque de 25.000 messageries, un site internet, une agence de presse, un service de renseignements et de sécurité ainsi qu’un service d’état-civil. Sa Constitution adoptée le 5/10/2017 et révisée le 1/2/2019 a expressément fait référence à la Charte de l’UNPO signée le 11/2/1991 et approuvé les principes inscrits dans les statuts de l’UNPO : l’autodétermination, les droits de l’Homme, la démocratie, la non-violence, l’écologie. La tâche aujourd’hui du GPPNE est de trouver le nouveau foyer national du Peuple Pied-Noir où celui-ci va s’enraciner pour l’éternité. Les circonstances historiques font que ce nouveau territoire d’enracinement ne peut pas se situer en Afrique du Nord, pourtant son berceau initial. Dès lors cette recherche de territoire s’oriente vers deux directions. Tout d’abord, obtenir la restitution par l’ Etat Français de 51 domaines pieds-noirs, d’un total de 24.000 hectares, situés sur le territoire français, nationalisés par la 5éme République française et remis après l’ indépendance de l’ Algérie en 1962 à la 1 ère République algérienne sans contrepartie, sans acte judiciaire et en violation de toutes les lois internationales. Parmi ces domaines, se trouve le domaine de Julhans dans le département français des Bouches du Rhône, de 317 hectares, qui pourrait être le lieu d’implantation de la première capitale de l’Etat Pied-Noir à souveraineté territoriale. D’autre part, rechercher en Méditerranée pour ce peuple d’essence européenne, méditerranéenne et africaine une terre qui sera le véritable nouveau foyer national pied- noir. CONTEXTE HISTORIQUE La Nation issue du Peuple Pied-Noir se compose de toutes les personnes européennes et juives, mortes ou vivantes, originaires d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte) où leurs ancêtres se sont enracinés au fil des générations et où ils ont fait souche à partir du 2 ème siècle avant notre ère. Elle se compose aussi de toutes les générations nées en exil comme des générations à venir. L’affirmation du Peuple Pied-Noir est l’aboutissement d’un long processus de plus de deux millénaires puisant ses sources au plus profond de l’Histoire euro- méditerranéenne. Dès 146 avant Jésus Christ, la conquête romaine avait ouvert l’Afrique du Nord berbère à l’influence européenne tant au plan du peuplement qu’à celui de l’organisation politique et religieuse. Le christianisme s’implante d’ailleurs durablement dès le 3 ème siècle de notre ère. Peu avant, au 2 ème siècle, s’installent en Afrique du Nord des foyers juifs ayant fui la Palestine. Aux 5 ème et 6 ème siècles, d’autres européens, les Vandales et les Byzantins, vont remplacer les Romains, avant que ne surviennent les invasions arabo-musulmanes du 7 ème siècle. A partir du 10 ème siècle et jusqu’au 18 ème de nouveaux flux en provenance d’Europe sont constatés en Afrique du Nord : des commerçants et pêcheurs andalous, espagnols, français, italiens et maltais ouvrent des concessions et comptoirs sur les côtes nord africaines, tandis que l’Espagne occupe plusieurs villes, dont certaines sont encore espagnoles (Ceuta et Melilla au Maroc). Entre temps, à partir de la reconquête chrétienne de l’Espagne en 1492, les Juifs d’ Espagne se réfugient en Afrique du Nord. Mais c’est finalement à partir de 1830 et de la conquête française de l’Algérie, qui met fin à l’occupation turque de trois siècles, que va se forger le Peuple Pied-Noir. Avec l’arrivée de nouvelles populations européennes, leur sédentarisation, leur fusion entre elles et avec la communauté juive, un nouveau peuple va naître, s’enraciner et se développer durant sept générations aux côtés du peuple berbère autochtone et du peuple arabe. Mais, consécutivement à la politique d’abandon par la France de ses départements, provinces et protectorats en Afrique du Nord, la Nation des Pieds-Noirs va alors subir de 1954 à 1962, un génocide prémédité et organisé par une épuration ethnique, des exécutions sommaires, des tortures physiques et morales, des enlèvements des plus faibles , des spoliations des biens mobiliers et immobiliers de ses citoyens. Un exode massif de plus de 1,5 million de Pieds-Noirs s’ensuivra. Ainsi, les Pieds-Noirs constituent bien un Peuple et une Nation et veulent être identifiés comme tels : - ils sont unis par un héritage commun historique, territorial, linguistique et culturel. - ils partagent un sentiment d’appartenance durable, une communauté de destin, et veulent déterminer leur futur en commun comme Nation et Peuple. Leur histoire tragique, leur exode et leur exil ont de plus fort renforcé leur sentiment d’appartenance à un peuple ayant un destin fort et unique. CULTURE Le Peuple Pied-Noir est un peuple métis. Africain par sa terre d’origine, essentiellement euroméditerranéen par ses composantes principales ( populations du sud de la France, d’Espagne, d’Italie, de Malte ), de sensibilité orientale par sa composante juive et par les apports berbères, arabes et turcs reçus en Afrique du Nord, pluriconfessionnel, essentiellement francophone et de culture méditerranéenne, il est le résultat d’un brassage de femmes et d’hommes issus de tout le pourtour de la Méditerranée . En conséquence, sa culture est métissée aussi. A la culture de base française acquise progressivement par les non-français d’origine se superposèrent des impulsions, des mentalités, des habitudes alimentaires, des goûts artistiques et musicaux, une conception des loisirs, des expressions passées dans la langue (qui créèrent un dialecte commun, le pataouète), des gestes, des manières d’être collectives empruntées à chacune des ethnies européennes et juive. S’y ajoutèrent des apports provenant des peuples berbère et arabe cohabitant sur la même terre. Se forgèrent ainsi des traditions et des valeurs communes originales et fortes. Ainsi, le Peuple Pied-Noir est-il au cœur de la Méditerranée. Il a participé avant son exode au développement de la rive sud, en Afrique du Nord, pendant des générations, avec les populations locales. Depuis son exil, il apporte sur la rive nord, en Europe, son dynamisme, son savoir-faire et son expérience « d’ici et de là-bas ». Son identité culturelle méditerranéenne des deux rives lui permet de s’affirmer comme un peuple charnière, un peuple intermédiaire, un peuple passerelle, véritable force de dialogue, de propositions et d’interventions dans les rapports en Méditerranée, dans les rapports entre l’ Europe, le Maghreb et l’ Afrique, et plus généralement dans les rapports Nord-Sud . Cependant, actuellement, l’absence d’un véritable nouveau foyer national d’enracinement et son insertion dans une société occidentale très uniformisante met en péril l’existence même du Peuple Pied-Noir et le conduit sur la voie d’un ethnocide, d’une destruction de sa culture et de son identité sociale et d’un génocide culturel et mémoriel.
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